Dessine-moi DES FILLES A LA MANIERE DE KIRAZ, par Jean-François

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KIRAZ est connu pour ses dessins, ou plutôt ses peintures humoristiques publiées régulièrement dans les revues Jours de France ou Gala. Son humour plait ou ne plait pas. Par contre, personne n'est indifférent aux héroïnes de KIRAZ, les "Parisiennes": des nymphettes aux mensurations de rêve. En fait, en y regardant de près, ces mensurations sont complètement irréalistes mais au combien suggestives. On a affaire à un archétype féminin dont on peut s'inspirer dans nos BD, sachant que KIRAZ a, lui, sûrement été influencé par Modigliani, qui peignait les madames ainsi.

Yoga, ou presque
Vernis à ongle de pied

Artiste dont la passion première est la peinture, KIRAZ s'est détourné d'elle pour se consacrer prioritairement au dessin de presse. Sa série, LES PARISIENNES, parait depuis plus de quarante ans dans l'hebdomadaire JOURS DE FRANCE, sous forme de gouaches pleines pages à la savante construction chromatique. "L'humoriste qui porte bien son nom", tel que le croque le mordant CAVANNA, adopte un canon féminin plus suggestif que réaliste pour ses Parisiennes

 

Le canon féminin de KIRAZ est un canon à 7 têtes. La distance tête-pubis est de 3 et celle pubis-pied de 4. C'est dire si KIRAZ allonge exagérément les jambes.
Dans la veine graphique d'un MODIGLIANI, son art est une conjonction de simplification, d'exagération et de fluidité.

Le canon à 7 têtes de KIRAZ

La tête est ronde et toujours identique: un vrai icône de tête.
Les oreilles sont toutes petites.
Les yeux en amandes sont à mi hauteur du visage et la bouche, triangulaire, au 1/4 inférieur.
Le nez est à peine dessiné, comme c'est le cas souvent pour la gente féminine.
La poitrine est haute et symbolique.
Le buste est filiforme et très droit (alors que c'est plutôt un triangle, habituellement).
Les hanches sont larges comme deux troncs.
Les mains sont toutes en fluidité.


Plus on descend et plus c'est long et les jambes font 4/7 ème du corps !

  Les Parisiennes sortent du bain  C'est quasiment du Modigliani. Les Parisiennes de KIRAZ sortent du bain: le moment idéal pour admirer leur anatomie.

 

La même (elles sont toutes les mêmes !) habillée.

Les Parisiennes sont toujours impecs
Et des jambes à n'en plus finir ...

 

 

 

Et, ci-dessous,
des baigneuses croquées à la manière de Kiraz,
par Jean-François Miniac
.Quand Jean-François fait du Kiraz

Sources et copyright: Jamais le premier soir, de Kiraz, Ed Denoël (2001).

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