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| La perspective repose sur quelques
règles de base, dont la première est la notion d’horizon.
Classiquement, c’est la ligne où ciel et mer semble
se rencontrer. Cette ligne correspond, en fait, à la hauteur
des yeux. Même si la ligne d’horizon est dissimulée
par des reliefs ou des immeubles, ou si l’on est enfermé
dans une pièce, il est indispensable de pouvoir la situer. |
Empirisme
ou géométrie ?
Comment s’y prendre pour attaquer un décor. Une première
méthode est, tout simplement, de le dessiner sans contraintes,
tel qu’on le voit ou l’imagine. C’est seulement
ensuite que l’on essaye de rationaliser, de corriger son croquis
initial, utilisant alors les lois de la perspective. L’autre
approche consiste à tracer, d’emblée, les repères
de la perspective et de construire son dessin à partir de ceux-ci.
A vous de choisir selon votre personnalité improvisatrice ou
cartésienne. La loi, c’est
la loi
Quoiqu’il en soit, vous n’échapperez pas aux
lois de la perspective, et en particulier à la notion d’horizon
:
Tout décor a une ligne d’horizon,
et une seule.
Cette ligne d’horizon est au même niveau que votre
œil sur les objets du décor, en terme d’altitude.
Pour une image donnée, l’endroit du corps des personnages
traversé par la ligne d’horizon est strictement le
même pour tous les protagonistes de même taille et à
élévation du sol égale.
Sur la feuille de papier, cette ligne sera haute dans la case si
vous regardez vers le bas (plongée), ou basse si l’observateur
regarde vers le haut (contre-plongée), jusqu’à
sortir du cadre de la vignette parfois.
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Face
à une grande étendue plate,
l’horizon est la ligne lointaine délimitant la mer ou
la terre du ciel (dans Taïga, dessiné
par Joëlle Savey).
Elle passe toujours au niveau de l’œil de l’observateur.
Ici, cet observateur est placé comme s’il était
debout sur le petit plateau où marchent les deux chevaux et
ses yeux sont au niveau du dos des chevaux.
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L’observateur
est ici « au raz des pâquerettes » et regarde
horizontalement (dans Martin Milan, de
Godard, Ed. Vaisseau d’argent).
L’avion surplombe donc l’observateur et la ligne d’horizon
(située à la base de la case). Il regarde selon un axe
horizontal, comme dans la vignette plus haut.
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L’observateur
est perché dans un arbre et regarde vers le bas (dans
Martin Milan, de Godard).
La ligne d’horizon est tout en haut du cadre. |
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| L’alternance
des contre-plongées et plongées permet d’exploiter
tout l’espace du décor et d’avoir le « point
de vue » de tous les protagonistes (dans Les tribulations de
Louison Cresson, de Léo Beker, Ed. Dupuis). Dans les deux premières
cases, la ligne d’horizon est en dessous du cadre. Dans la dernière
case, elle est largement au dessus. |
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autre article : Comment dessiner la ligne d'horizon |
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